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22/01/2013

Pays d'Uzès : Des élus trop payés ?


uzesDans son numéro 3408, le Républicain a consacré une page aux premières décisions du nouveau président du conseil communautaire, Jean-Luc Chapon : décisions concernant le nombre de vice-présidents et leur rémunération. Pour le Pays d’Uzès, le président a vu les choses en grand : nombre et rémunération sont portés au maximum prévu par la loi. Les éléments de comparaison cités par le journal montrent que nos voisins du Pont du Gard sont logés pratiquement à la même enseigne, à quelques nuances près toutefois qui méritent qu’on s’y arrête.

 

15 vice-présidents : pour quoi faire ?

Pour un nombre très proche d’habitants, les deux CC auront chacune 15 vice-présidents. Soit. Mais au Pont du Gard, ce choix permet à tous les maires de la CCPG de faire partie du bureau et de participer directement aux décisions de la Communauté. Parti pris onéreux mais démocratique.

 Sur la CCPU, une gestion vraiment commune des affaires n’était pas possible (pour 31 communes, 15 vice-présidences au plus). En revanche, compte tenu de la taille modeste de notre communauté de communes, le nombre de  vice-présidents pouvait être limité à 11, ce qui sera le cas en 2014. En période de crise, cette option « économique » ne s’imposait-elle pas pour épargner les deniers publics ?

 

Le poids d’Uzès

Une autre comparaison, concernant les délégués, est aussi éclairante.

La ville d’Uzès  se trouve surreprésentée à la CCPU : la présidence, une vice-présidence, 17 délégués sur 56.

Rien n’interdisait pourtant d’équilibrer la représentation en diminuant le nombre de délégués d’Uzès au profit des autres communes. D’autres l’ont fait : dans la communauté d’agglo d’Alès, sur 184 délégués, la ville n’en compte que 31, ce qui permet de donner 2 délégués au moins à chaque commune. Le poids politique d’Alès au sein de l’agglo est de 16,6%, celui d’Uzès au sein de la CCPU, de 30%. Et pourtant, en population, Alès représente 42% de l’agglo.

Ce rééquilibrage aurait permis d’éviter une situation peu compréhensible : que deux des plus gros villages de l’Uzège, Montaren et Blauzac n’aient pas de vice-présidence.

 

Comment les élus doivent-ils être rémunérés?

Jean-Luc Chapon justifie son choix d’une indemnité fixée au taux maximal par un argument apparemment généreux : les élus des petites communes ont des indemnités trop faibles, le coup de pouce de la communauté aux vice-présidents vient donc à point pour compenser leurs frais...

Ce coup de pouce arbitraire a peu de rapport avec le statut de l’élu réclamé par les maires de France. Un statut, c’est pour tous les maires, l’assurance d’exercer leur mandat dans des conditions décentes. Ce pourrait être aussi un moyen de limiter le nombre et le cumul des mandats et de favoriser le renouvellement de la représentation politique, gage d’une démocratie bien vivante.

Texte rédigé et cosigné par un groupe d'élus de l’Uzège

Franck TICHADOU

12:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : uzes

Commentaires

Le nombre de délégués a été fixé avant l’élection du président du Pays d'Uzès, qui est responsable ?

Écrit par : Henri Lavergne | 21/01/2013

Et si la vraie démocratie c'était le suffrage universel ? , plutôt qu'un village une voix, ce soit un habitant une voix ?

Écrit par : Louise | 21/01/2013

Les commentaires sont fermés.